Il y a des périodes intenses de travail, de réflexion, des périodes où l'arrivée de la fin du jour est accueillie avec joie. Elle représente l’arrêt du travail, le temps de repos.
Ce repos est indispensable pour que s'enracinent les nouveaux éléments qui font notre quotidien.
Les choses de la mort...Les choses de la vie...
Après l'intensité, l'ouverture à un autre rythme. Et cette certitude: C'est la vie qui nous apparaît dans sa diversité. La mort? Elle est unique, elle est seule, et y penser nous habitue à cette idée de notre solitude ontologique. Et à aimer cette solitude qui nous fait nous sentir pleinement responsable de soi.
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L'unique, le multiple...Tout est une question de polarisation de la conscience sur tel ou tel espace.
En se souvenant de ceci...Tout passe...Le bonheur,
Et le malheur aussi.

Allez, on y retourne,...Dans la multitude forestière. De la foret comme d'une psyché..

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Que s'est-il passé dans leur jardin quand elles étaient encore petites? Bien longtemps après cette scène avec Grand-père, je pensais à cette métaphore des jardins-ronces. J'y repensais avec les acquis de la psychologie, une certaine compréhension quant aux mécanismes d'installation et de développement de la souffrance psychique et relationnelle. Lorsque l'on y songe, les ronces sont protectrices. Bien sûr, elles interdisent et interdisent beaucoup, le liberté d'aller et venir, la rencontre, les émotions et les sentiments doux. Mais surtout, elles protègent. Et comme celles-là s'installent à un moment de l'existence où l'enfant ne sait pas encore qu'il est et qu'il est en tant qu'être identifié, et qu'il aura besoin pour vivre d'être en relation avec les autres, elles prennent énormément de place, finissent même par occuper tout l'espace. Les graines de ronces sont portées par les vents de la peur, elles grandissent et prolifèrent sur les terres amendées de peur. La peur est au cœur même de ce qui se passe pour ces personnes. Nous aurons bien sûr à nous pencher longuement sur la peur. La peur fait partie intégrale de notre vie. Elle est une des composante de notre psychisme; elle est présente je pense dès la naissance, et peut-être même avant. Peut-être la peur est-elle présente déjà pendant la vie intra-utérine. Mais et c'est un des rocher sur lequel j'ai bâti ma compréhension de la vie, il y a potentiellement, comme l'autre face d'une pièce, il y a en nous le médicament de la peur, celui qui dilue, dissout la peur. Qu'est-ce? L'amour. et c'est pas facile d'aimer! Et avec le monde tel qu'il est, avec ses tensions, ses souffrances, avec ses beautés aussi, mais avec la possibilité de l'amour. Et ça, c'est un sacré challenge, ou un challenge sacré!

Qu'il est doux de parler d'amour entre deux peurs...
Est-il nécessaire de s'habituer à cette présence conjointe?
Probablement...Je le crains...
Un tout petit peu;..