Le dicton le dit: "Les jours se suivent et ne se ressemblent pas".
Comment ais-je pu un jour, (de nombreux jours), avoir pu penser qu'un instant pouvait ressembler à un autre instant? Une heure à une autre heure? Un jour à un autre jour?
Chaque seconde est singulière et savoir cela, pas seulement intellectuellement mais au plus profond de notre expérience même, permet, enfin, de goûter la joie paisible du présent.


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Il est des actions à accomplir qui nécessitent de se confronter à ses peurs. Passer un petit pont vermoulu pour poursuivre un chemin...Dont chaque pas nous dévoile l'inconnu de l'instant.

Et s’émerveiller de la conscience de la nouveauté, à chaque fois renouvelée!

Pierre? Pierre?
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-L’agressivité : c’est le pendant de l’inhibition, de la passivité. Il y a plusieurs manières d'agressivité. Certaines sont utiles, elles nous permettent d'agir dans certaines circonstances, d'aller vers les autres, de nous positionner. L'agressivité est un état nécessaire; il traduit le mouvement du vivant en nous. Il y a d'autres formes d'agressivité. J'aimerais que nous puissions nous arrêter à ces formes où l'agressivité tend non plus à aller vers l'autre, mais à soumettre l'autre. Certaines personnes, souvent construites sur une structure de peur de l'autre, vont développer une manière relationnelle qui tend à vouloir soumettre l'autre à leur volonté. Pour ces personnes, soumettre ce qui leur fait peur est la seule façon de contrôler cette peur. Ils tentent de s'apaiser en contrôlant l'autre. C'est une position existentielle douloureuse et très consommatrice d'énergie. Elle nécessite d'investir toute relation selon une grille où l'environnement est considéré comme un lieu à coloniser, les personnes comme des ennemis potentiels à soumettre. La peur est présente presqu'en permanence. La réponse à cette peur est à l'inverse des personnes à structure inhibée qui recherchent des chefs pour trouver protection. Elle est la manifestation de cette position de chef possible. Le fait que cette position requiert des alliés n'est pas considéré comme une fragilité mais une stratégie de conquête. ces personnes n'ont que peu la conscience que sans ce système d'agression ils ne sont que soumis à leur peur. Leur chemin doit les mener de la dialectique du pouvoir à l'acceptation de cette puissance en eux qu'ils ignorent.
Progressivement, ils anesthésient le sentiment de peur qui les traverse et ne s'ouvrent qu'à ce qui fait référence à l'agressivité, au pouvoir. Dans leur vision du monde, le pouvoir seul peut permettre à une personne de subsister. Ils auront tendance à créer des systèmes expansifs, de l'accumulation. Rien ne pourra leur donner un sentiment de satiété. Ils seront souvent admirés, entre autres par les gens de même nature qu'eux, qui en sont encore à l'espace d'inhibition, de passivité; ils seront investis d'une fonction de chef qui renforcera l'orientation de leur vie. en tant que chef, ils créeront un micro système cohérent, logique qui répondra aux attentes de ceux qui adhéreront à leur monde. Les autres seront et resteront des objets indésirables qu'il s'agira de soumettre ou d'abattre. Objets car dans cette position l'autre ne peut exister en tant que tel, en tant que sujet. Si l'autre est un sujet alors il est dangereux.


Brrr...Penser l'avenir dans ces conditions pourrait bien susciter la peur!
Gardons nous en et vivons!
Joyeusement?
Oui, probablement...