La proximité du départ "berce mon cœur d'une langueur"..."
J'ai le sentiment que je ne peux plus me le cacher; C'est pour bientôt.
Chaque pensée qui tendait à repousser les composantes tristes, du départ se délitent.
Mon humeur se colore de gravité.
Et ce que je prenais pour de la tristesse se dévoile dans sa vraie nature; C'est de la gravité!
Gravité n'est plus, n'est pas tristesse.

Hier, je disais à Martine que ce que je vais faire n'est pas essentiel, n'est pas nécessaire, n'est pas obligatoire.....
C'est important.
IMPORTANT: Adj. 1. Qui a une valeur, un intérêt, un rôle considérable; (Le petit Larousse)
Hé, Larousse! Que vais-je faire de cela?
Est ce que cela va m'aider dans ces 48 heures qui viennent? dans ce temps qui précède ma montée dans le train?
Peut-être!
J'ai envie que mon "Au-revoir" soit important, soit grave, soit un vrai "Au-revoir", bien pensé, bien senti, bien conscient.
Je ne veux pas d'un "Salut!" éclatant, tonitruant, souriant peut-être, qui s'origine dans le haut de la poitrine.
Je veux un "Au revoir" , celui que je sens en ce moment, au creux du ventre, alors que je ne suis pas encore parti, alors que je me prépare.
Un "Au revoir" lent comme un lac, profond comme un ciel.
L'espace de mon au revoir est en bas, dans le Hara, il m'enracine.
Mon "Au revoir" donne de la puissance à mes jambes, à mes cuisses.
Il est aussi dans le possible qui le suit, dans l'espace qu'il ouvre "au dessus"!
Mon "Au revoir" donne des ailes à ma pensée.
Il "ouvre la cage aux oiseaux"! Merci Pierre Perret,
Merci P.P. (Aaron, celui que je n'ai jamais connu, sinon dans les discours de mes sœurs, Aaron, le Grand père que je porte en moi à l'évidence)
Je perçois que dans la gravité de cet "Au revoir" prochain, ce sont tous les "Au revoirs" qui n'ont pas été dits dans l'histoire familiale, du fait de l'Histoire-telle-qu'elle-a-été!
Et cela rajoute à la gravité,
à la beauté de la gravité.

Cela te fait comme un coucher de soleil, de ces lumières apaisantes, qui font trouver le monde beau, et aimer la vie.
L'Homme est comme il est; Le monde est beau. L'homme dit "Au revoir".
Il part à la rencontre de lui même, ainsi il cesse de se prendre pour l'autre, et il interdit à l'autre la possible confusion.

Ce matin, conscient de l'Au revoir à venir, de sa gravité, de l'acte important que je pose, je sais ma place......

Je sais aussi la nature volatile de ce sentiment.
Je sais le travail d'entretien que cela pose pour les dix semaines à venir.

Et plus, et au delà si affinité,
Ultreïa!

A demain...Peut-être