___ Du printemps vers plus tard ___

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mercredi, 14 mai 2014

Un pas de plus...

Il y a des périodes intenses de travail, de réflexion, des périodes où l'arrivée de la fin du jour est accueillie avec joie. Elle représente l’arrêt du travail, le temps de repos.
Ce repos est indispensable pour que s'enracinent les nouveaux éléments qui font notre quotidien.
Les choses de la mort...Les choses de la vie...
Après l'intensité, l'ouverture à un autre rythme. Et cette certitude: C'est la vie qui nous apparaît dans sa diversité. La mort? Elle est unique, elle est seule, et y penser nous habitue à cette idée de notre solitude ontologique. Et à aimer cette solitude qui nous fait nous sentir pleinement responsable de soi.
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L'unique, le multiple...Tout est une question de polarisation de la conscience sur tel ou tel espace.
En se souvenant de ceci...Tout passe...Le bonheur,
Et le malheur aussi.

Allez, on y retourne,...Dans la multitude forestière. De la foret comme d'une psyché..

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Que s'est-il passé dans leur jardin quand elles étaient encore petites? Bien longtemps après cette scène avec Grand-père, je pensais à cette métaphore des jardins-ronces. J'y repensais avec les acquis de la psychologie, une certaine compréhension quant aux mécanismes d'installation et de développement de la souffrance psychique et relationnelle. Lorsque l'on y songe, les ronces sont protectrices. Bien sûr, elles interdisent et interdisent beaucoup, le liberté d'aller et venir, la rencontre, les émotions et les sentiments doux. Mais surtout, elles protègent. Et comme celles-là s'installent à un moment de l'existence où l'enfant ne sait pas encore qu'il est et qu'il est en tant qu'être identifié, et qu'il aura besoin pour vivre d'être en relation avec les autres, elles prennent énormément de place, finissent même par occuper tout l'espace. Les graines de ronces sont portées par les vents de la peur, elles grandissent et prolifèrent sur les terres amendées de peur. La peur est au cœur même de ce qui se passe pour ces personnes. Nous aurons bien sûr à nous pencher longuement sur la peur. La peur fait partie intégrale de notre vie. Elle est une des composante de notre psychisme; elle est présente je pense dès la naissance, et peut-être même avant. Peut-être la peur est-elle présente déjà pendant la vie intra-utérine. Mais et c'est un des rocher sur lequel j'ai bâti ma compréhension de la vie, il y a potentiellement, comme l'autre face d'une pièce, il y a en nous le médicament de la peur, celui qui dilue, dissout la peur. Qu'est-ce? L'amour. et c'est pas facile d'aimer! Et avec le monde tel qu'il est, avec ses tensions, ses souffrances, avec ses beautés aussi, mais avec la possibilité de l'amour. Et ça, c'est un sacré challenge, ou un challenge sacré!

Qu'il est doux de parler d'amour entre deux peurs...
Est-il nécessaire de s'habituer à cette présence conjointe?
Probablement...Je le crains...
Un tout petit peu;..

jeudi, 8 mai 2014

Jour de tristesse...suite?

La tristesse est un sentiment étrange; il arrive qu'elle s'installe et fait son nid dans notre cœur, et au bout de quelques heures, elle est là comme une amie douce et même, apaisante.
La tristesse pourrait-elle être apaisante? Oui, et cet apaisement vient signaler la justesse de ce ressenti.
Alors, j'observe cette tristesse en moi et je l'aime comme l'expression d'une pensée orientée par le juste d'une situation.
un arbre  m'a dit.

Dans la forme de l'arbre résident toutes les formes. Dans sa sève, toutes les vies.
Dans son devenir, toutes les finitudes et toutes les transformations.



Bien sûr, Pierre est devenu adulte, mais par le jeu des souvenirs orientés, il nous mène à son grand-père.
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-"Vraiment rien grand-père?
-Le mieux est de protéger ton jardin et les jardins alentours de ces graines, développer le plus possible les plantes que tu choisis, les belles, les odorantes, les nourrissantes; élever les murs pour empêcher au plus la prolifération de ces ronces, apprendre aux autres à faire de même et faire en sorte que dans très longtemps, il n'y ait plus de ces personnes insensibles, que l'eau ne peut pénétrer, et que s'il reste ces épines qui font partie du monde, tous savent comment en contrôler la prolifération." Ce soir là, nous rentrâmes, peut-être le pas un peu plus lourd, peut-être avec un peu plus de gravité.



Longtemps après cet épisode de l'éponge et de la pierre, il m'arrive de penser que ce fut là un grand enseignement. Je me souviens de ma douleur intérieure face à cette certitude que quelquefois rien ni personne ne peut agir sur une pensée, un comportement, ou aider une personne à changer. Il y a peu de ces humains totalement enfermés sur eux-mêmes, mais il y en a. Les circonstances, la vie ont fait que la souffrance, le mal ont proliféré en eux comme autant d'épines. Ce monde terrible fait de combat se renforce de lui même à partir d'un stade de développement. les ronces de peur, de colère, de violences se propagent jusqu'à envahir totalement l'esprit et le corps de la personne. Nous pouvons rencontrer de temps en temps de telles personnes. Ce sont celles qui ne peuvent qu'accuser. Jamais elles ne parlent d'elles, de leur cœur, de leurs émotions. Elles ne le peuvent pas; étrangement, c'est comme si elle n'existaient pas à leurs propres yeux, ou qu'il est dangereux de manifester à l'autre sa propre existence. Leur discours est construit autour de l'idée de jugement, de ce qui est bien, ce qui est mal, et il est possible d'entendre que ce qui est bien est ce qu'elles pensent et ce qui est mal est ce que pensent les autres. Elles accusent, portent un regard critique sur tout, et quand par exceptionnel elles parlent d'elles, c'est pour se dire victimes de quelque chose, de quelqu'un. Elles ne pensent qu'en termes de victime et de bourreau, le plus souvent sans savoir qu'elles sont elles mêmes leur bourreau, et dans un "jeu de projection", elles deviennent le bourreau des autres.

Tout cela n'est pas très gai n'est-ce pas?
Est-ce juste? Est-ce erroné? Suis-je moi aussi dans un mécanisme de projection?
Peut-être, le discernement seul te le dira.
TON discernement.
A très bientôt, probablement...

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