___ Du printemps vers plus tard ___

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

l'"Avent" › 1 quinzaine de mars

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi, 12 mars 2010

Il fait un peu sombre encore, allume le discernement!

Le matin, je vais voir les commentaires.
Merci, ils me font mesurer que je suis accompagné par les gens qui me lisent.
De l'écrire me fait du bien au cœur.
Et de le lire, qu'est ce que cela te fait? J'aimerais tant que ce partage donne l'envie à la personne qui me lit de poursuivre elle même le chemin vers elle.
Et je reviens à ce qui est important pour moi: Ce que je dis, ce que j'écris ne m'appartient plus, cela appartient à l'espace entre moi et le lecteur, et le lecteur, (la lectrice) en fait ce que bon lui semble.
Je ne peux qu'espérer que l'intention qui précède l'écriture soit juste et que mes mots seront bons à lire.
Allez, je vais mettre là dessus un éclairage de discernement.
Le discernement, (que j'ai pressenti hier et qui se montre un peu plus ce matin), est une source de lumière intéressante, et étrangement, c'est une source de lumière qui produit de l'énergie au lieu d'en utiliser.
J'en avais eu tant envie de ce discernement, il m'apparaissait que dans cette démarche j'en avais tant besoin, que ce besoin m'aveuglait et m'interdisait de voir ce qui est.
Revenir au présent, et revenir au présent libre d'intention, mais orienté par le désir, orienté par ce sens futur, qui se dévoile à mesure que l'on s'en approche. Tenir ensemble qu'il est possible à la fois d'en être conscient, d'être orienté par lui , et ne pas le connaître dans ce qu'il est futur dans son accomplissement.
Conscientiser cet espace-passerelle entre l'orientation et la non connaissance de la réalité de ce qui est là bas, au bout.
Bâtir la passerelle en utilisant le travail de l'expérience, avec des pierres de confiance, avec le ciment de l'engagement.
Ce matin, j'ai le sentiment de revisiter des paysages que j'ai traversé au cours des quelques jours qui ont précédé, je crois les reconnaitre, et pourtant ils ne sont pas tout à fait les mêmes.
Ce doit être "l'effet labyrinthe" dont je parlais...
Hier, le labyrinthe m'a fait passer par une journée de travail de supervision.
Toute la journée, j'étais là, présent à ce qui se passait et le soir, je me suis posé la question, à savoir où était le chemin alors?
Cela n'a l'air de rien, mais il m'a fallu du temps pour accepter l'idée que le chemin était là, dans cette forme la.
Le chemin n'a pas forcément l'apparence que je souhaite; Il est comme il est.
Alors, que se passait-il?
En y pensant, j'ai "discerné" que ce qui manquait à la journée, était "l'émotion du rêve du chemin"
Tel un toxicomane, addict à l'émotion de l'approche du rêve, j'ai vécu une journée de "sevrage".
Et je suis là ce matin!!
Il me semble même que je suis plus clair avec la démarche. Il me semble que doucement prend place cette idée écrite hier: "Conscientiser ma position en rapport avec les gens que j'aime, famille, amis, personnes proches que je connais".
Discerner, somme toute, est choisir après l'acte d'interprétation, ce qui est vraiment.
Ce qui est vraiment pour soi.
Et accepter que ce ne soit pas universel, que cela ne concerne pas forcément l'autre.
Que cela marque la différence.
Que cela souligne l'altérité.
Que cela fait aimer cette altérité, pour elle même. Déjà.

Maintenant, entretenir cette attitude, nourrir cette flamme, m'éclairer à cette lumière.
Et peut-être, faire en sorte qu'un jour, une personne puisse dire: "J'ai vu de la lumière, alors j'ai frappé à ta porte."

Le thé est encore meilleur quand on le partage.

Alors,
a demain...Peut-être

jeudi, 11 mars 2010

Autour du noyau

revoilà la neige !

Ce matin, neige...
Et de suite, la pensée à nouveau tente de s'échapper pour battre la campagne (enneigée).
Pourquoi juste cette année alors que je vais partir, le printemps semble si tardif? Pourquoi cela arrive à moi?
Je souris et reconnais bien là cette tournure particulière, ce "délicieux supplice" (je dis délicieux , il doit l'être, sinon, qu'est ce qui fait que j'y retourne de temps en temps?)
La projection inquiète me fait voyager dans le temps, et m'envoie vers un futur redouté.
je traverse ainsi les contrées de mon optimisme, de mon enthousiasme, de mes rêves, de la réalité du présent, et, de plus en plus lourd, m'approche de ce qui ceint le noyau même de ma psyché, les vieilles peurs, les incertitudes, la fragilité intrinsèque de mon être, l'angoisse liée à la dépendance,
je suis dans cette zone qui entoure le noyau, : "para noïa". C'est là que naît cette pensée étrange: "C'est à cause de mon projet que le printemps s'oublie en vacances et refuse de pousser l'hiver vers....le prochain hiver".
C'est là que cela gratte d'inquiétude, que cela frissonne de doute, que cela projette sur l'extérieur le douloureux de l'intérieur.

Cool, cool! (froid, froid,), ne t'affole pas, reste centré, doucement mon cœur, reprend le rythme du Réel, souviens toi de la tempête et du thé chaud, regarde le présent, que fais tu d'"Espérance" que tu as été si heureux de trouver?
Où sont les friandises passées qui te faisaient tant plaisir à découvrir?
Et "Constance" qui t'émut au plus profond, et que tu reconnus même comme étant tienne?

"Ce qui est du passé, n'est pas du présent"!
(Avec une phrase comme ça, je pourrais faire de la politique ,école actuelle)!
Au présent, je rencontre une nouvelle fois ces craintes que je croyais dépassées.
La différence, c'est qu'aujourd'hui, j'ai quelques outils pour les regarder et les traverser, sans crainte; (rajoutée).
J'envoie dans ma tête un appel: "Shaïtan, réunion!" Il arrive, ensommeillé, (acteur va, tu fais semblant de dormir et tu étais bigrement actif), en se grattant l'entre-cornes.
Je ne dirai rien ce matin sur ses talents d'acteur, d'"hyppocritès""
-Dis moi Shaïtan, qu'est ce que j'ai à comprendre de cet obstacle de ce matin?
-Pourrais-tu me prévenir un jour à l'avance quand tu décides une réunion?
Déjà, il tente de me perdre, de m'entraîner dans une vaine polémique qui nous éloignerait de la réflexion de ce matin.
-Je te demande ce que j'ai à comprendre. Je te demande de me répondre sans faire de commentaires.
Je le disais hier, il est nécessaire d'être limitant avec lui.
-Ce matin, l'obstacle doit t'amener à te recentrer dans le présent, à rassembler, tes motivations, à t'appuyer sur le concret, à reprendre aussi l'axe de ton rêve.
-Eh ben dis donc, je m'échappais sans m'en rendre compte!
-oui, et de surcroît, tu t'échappes ainsi pour éviter quelque chose.
Ah oui, quoi?
-Pas quoi, "qui"!
Bon, qui?
-Tous ces gens qui sont importants pour toi, que tu aimes et dont tu ne parles pas, comme s'ils n'existaient pas dans ton projet, comme s'ils étaient du fifrelin, de la roupie de sansonnet pour toi, comme si tu te cachais à toi même que ton départ a un effet sur eux.
-J'ai déjà, un peu, parlé de Martine.
-Oui, et les autres? Et ton fils? Sa compagne? La fille que tu as élevé? Ta famille? Tes amis? Tous ces autres personnes dont tu sais que tu existes pour elles?
Quand Shaïtan s'exprime, il est quelque peu dérangeant.
-Ils sont dans mon cœur, je les aime, tu l'as reconnu toi même,
-Il te faudra apprendre à le dire plus souvent, et mieux. Le possible danger à venir t'y fait penser, que tu le veuilles ou non!

Je reste un peu abasourdi par cette charge, cette presque attaque, comme quand en boxe, mon adversaire plaçait plusieurs coups d'affilée.
J'étais loin d'imaginer que d'approcher ce départ tant attendu, cette action essentielle, fondamentale de pèleriner vers Santiago, allait me mobiliser autant dans mes fondamentaux, mes défenses, allait autant mettre en lumière qui je suis.
J'étais loin d'imaginer que le chemin de St.Jacques commençait si tôt
J'étais loin de penser que l'obstacle, quand il est accepté, est autant riche de découvertes.
J'ai remercié Shaïtan, l'ai invité à s'approcher du calendrier, ai ouvert la fenêtre.
"ACCEPTES LE NOUVEAU"
Eh, oui, ce n'est toujours pas "discernement";

Je souris à nouveau; Il me vient une idée: Et si j'attendais un discernement qui est déjà là?
Attendre impatiemment ce qui est là, ce qui est au plus visible de sa vie! Attendre et réfléchir laborieusement alors que le simple, (idiotès) est déjà là!

Je veux être idiot!

A demain...Peut-être.

- page 2 de 7 -