___ Du printemps vers plus tard ___

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l'"Avent" › 2 quinzaine de mars

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lundi, 22 mars 2010

Quand la lumière dévoile le précieux

Trois jours......
Comment ne pas être au plus près de ce projet quand sa concrétisation approche?
Comment faire de la place au reste, à ceux qui restent?
Et pourtant......
Chaque instant devient important, chaque rencontre, chaque moment passé avec ceux que j'aime, ceux que je connais, prend une couleur, un relief particulier...
Chaque sourire,
Chaque voile qui passe dans les yeux de l'Autre,
Chaque souffle d'émotion.....

Le précieux de la vie se dévoile dans ces moments clés où notre vie va basculer, bascule.
Le précieux de la vie se dévoile, où mes yeux se dessillent? Est ce la même chose?
Pas tout à fait, dans la deuxième proposition, je suis à l'origine de mon regard, de sa direction, de son acuité, de sa capacité à voir le "précieux".
Il s'agit là d'un acte de liberté.
L'approche du départ, dans le stress qu'elle suscite, et c'est bien normal,, augmente l'éclairage et intensifie le vécu.
Hans Selye le disait déjà: Il y a le bon stress, désirable, indispensable, l'"Eustress".
La tension, être tendu (vers) intensifie le vécu.
D'autres parleront pour décrire le même phénomène d'enthousiasme, sans savoir peut-être que cela veut dire aussi "dieu en dedans"; (en-théos).
Je me sens ce matin, et plus encore depuis quelques jours, depuis que s'approche l'évidence du départ, "habité", de cette présence qui "fait voir", qui "dévoile", qui permet de voir l'Autre tel qu'il /elle est dans sa beauté.
Et je n'exclut nullement sa complexité, je ne crois pas vraiment à l'"Humain-bisounours".
Je crois à la grandeur de l'humain. Je la rencontre à chaque instant, quand je m'en donne l'occasion.
Et il m'arrive de me sentir triste quand je constate qu'une personne ne cultive pas ce "précieux". Alors, j'ai envie de la prendre par la main, et la tourner vers cet autre espace où réside l'autre part d'elle même. J'ai envie de lui dire, à cet Humain, que le monde est comme il est, et qu'il lui appartient à lui de transformer le petit bout de monde qu'il représente, qu'il est.

Je suis à trois jours du départ, l'Autre me tire par le cœur, mon voyage me tire par le coeur, ......
Et je perçois alors l'amour de mon âme.

C'est bon à vivre.

A demain...Peut-être.

dimanche, 21 mars 2010

Les indicateurs du chemin

Dans la montée vers le "camp de base du 25", il y a des indicateurs.
Ce matin: Dernier dimanche avant le départ!
Je suis posé dans mon silence matinal en compagnie des souvenirs proches, l'après midi d'hier, moment dense de partage avec des participants d'une école de yoga qui se posent de vraies et de belles questions sur: "Comment vivre mieux".
Pouvoir dire, répondre: "Je ne sais pas", et savoir aussi que la question même ouvre à la possibilité de l'avènement de ce mieux vivre.
Que cela passe forcément par la considération qu'une personne se porte à elle même, et qu'à partir de là elle peut considérer l'Autre.
Et pas dans l'autre sens, pas dans l'action de quémander un signe d'existence pour savoir qu'elle existe.
Comme dit la tradition: "Il y a un temps pour..."

Ce fut une très belle après-midi, où, à la nuit tombante, quand l'ombre a pénétré doucement dans la salle et que délibérément nous n'avons pas allumé les lumières, il a fallu clore l'atelier conférence, et se séparer.
J'aime ces moments de séparation, où les possibles de chaque personne présente se donnent à deviner, ou à voir quelque fois.

Pouvoir passer de: "Je suis qui j'ai été", à: "Je suis qui je serai".
Et puis tenir ensemble au présent "Je suis", dans cette évidence sensorielle orientée: "Je suis celui / celle que je me sens être".
Et rajouter que cette sensation n'est pas éternelle, que tout n'est pas fixé au départ, que tout est mouvement, transformation. les orientaux l'ont bien compris et le Yi King le développe si bien!

Alors, voilà, ça y est, je vais ranger mon bureau, je vais le nettoyer avec soin, avec amour, je vais en fermer la porte.....
Je le fais et le ferai avec joie et tristesse. Je n'arrive pas, Je ne conçois pas éprouver l'un sans l'autre.
C'est juste d'être triste, je vais poser un acte que je n'avais pas fait depuis mes quinze ans quand j'ai commencé à travailler.
C'est juste d'être joyeux car en allant marcher, j' honore aussi ces 45 années de travail, de cheminement autre, d'apprentissages, d'études, de maturation.

Je veux nettoyer moi même mon bureau. Symboliquement il est l'évidence de ce chemin. Je lui dois bien cela.
Ce sera une manière de me laisser éprouver l'amour pour la créativité du travail qui m' habite.
Une manière de remercier toutes ces personnes qui se sont assises dans le fauteuil, de les honorer.

Et puis, prendre sur mes épaules les bretelles de mon voyage, et m'en sentir plus léger.
Il pleut....."Pluie du matin n'arrête pas le pèlerin" dit le dicton.
Le pèlerin n'est pas encore dehors, cela sera dans 4 jours, il a quitté son lit.

A demain...Peut-être.

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