___ Du printemps vers plus tard ___

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l'"Avent" › 2 quinzaine de mars

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mercredi, 24 mars 2010

La gravité des "Au revoir" (Bis)

C'est un peu comme ces salutations entre personnes de différentes régions:
-Chez nous on fait trois bises.
-Ah bon? Chez nous c'est quatre.
-Tiens, nous en avons toujours fait deux dans la famille......

Et alors on se ré embrasse selon la coutume de chacun...

Ce matin, c'est encore "Au revoir".
C'est comme hier, c'est toujours là.
Mais il me semble qu'en plus, c'est éclairé des "Au revoir" que j'ai reçu dans les commentaires, dans les mails.
La douce et grave et bonne sensation de l'importance est là,
le sens que cela manifeste est là,
et, comme je partageais cette nécessité pour moi de ranger mon bureau, je partage l'"Au revoir" que je fais au mode particulier qui m'a (qui nous a) accompagné depuis début février.
Ces matins à l'ordinateur, ces quelques minutes d'introspection et de partage.
Demain matin, a cette heure ci je serai à la gare.
J'enverrai demain soir mon billet à Marie et ce sera elle la "maître des horaires"!
Merci Marie, tu me permets de garder ce lien particulier avec mon projet, et avec les personnes qui me lisent.
Pendant 49 jours je me suis assis là au petit matin, je vous ai retrouvé dans ma tête et mon cœur

Je pousse aussi la porte sur cet exercice du matin, que j'avais rajouté à za zen, au taï chi;

J'entre dans les 24 heures avant le départ du train pour Le Puy, et j'espère en faire des heures signifiantes, conscientes, d'en faire des "heures-dont-on-fait-les-souvenirs-constructifs".
Je veux pour moi, et pour ce que je manifesterai de moi après, quand je te retrouverai toi qui me lit, faire de ces heures un espace habité de possible, d'humanité.
Je veux maintenant que j'ai dit "Au revoir" à mes amis, à tous ceux qui me font l'honneur de me lire, de partager cette aventure, consacrer mes pensées, mon attention, me tourner vers mes plus proches, vers Martine, "la fille qui m'accompagne", vers mon fils, ma famille, vers mes ancêtres aussi.
Je veux puiser en chacun d'eux la certitude que cela vaut la peine.
Je veux leur manifester que cela vaut la peine.

Dans ma mémoire j'emporte ce que j'ai choisi;
Ce choix manifeste ma décision de vous aimer, dans votre altérité, dans l'Être que vous êtes.

Mes semelles deviennent le vent qui les portera.

A..........après-demain...Peut-être.

mardi, 23 mars 2010

La gravité des au-revoirs

La proximité du départ "berce mon cœur d'une langueur"..."
J'ai le sentiment que je ne peux plus me le cacher; C'est pour bientôt.
Chaque pensée qui tendait à repousser les composantes tristes, du départ se délitent.
Mon humeur se colore de gravité.
Et ce que je prenais pour de la tristesse se dévoile dans sa vraie nature; C'est de la gravité!
Gravité n'est plus, n'est pas tristesse.

Hier, je disais à Martine que ce que je vais faire n'est pas essentiel, n'est pas nécessaire, n'est pas obligatoire.....
C'est important.
IMPORTANT: Adj. 1. Qui a une valeur, un intérêt, un rôle considérable; (Le petit Larousse)
Hé, Larousse! Que vais-je faire de cela?
Est ce que cela va m'aider dans ces 48 heures qui viennent? dans ce temps qui précède ma montée dans le train?
Peut-être!
J'ai envie que mon "Au-revoir" soit important, soit grave, soit un vrai "Au-revoir", bien pensé, bien senti, bien conscient.
Je ne veux pas d'un "Salut!" éclatant, tonitruant, souriant peut-être, qui s'origine dans le haut de la poitrine.
Je veux un "Au revoir" , celui que je sens en ce moment, au creux du ventre, alors que je ne suis pas encore parti, alors que je me prépare.
Un "Au revoir" lent comme un lac, profond comme un ciel.
L'espace de mon au revoir est en bas, dans le Hara, il m'enracine.
Mon "Au revoir" donne de la puissance à mes jambes, à mes cuisses.
Il est aussi dans le possible qui le suit, dans l'espace qu'il ouvre "au dessus"!
Mon "Au revoir" donne des ailes à ma pensée.
Il "ouvre la cage aux oiseaux"! Merci Pierre Perret,
Merci P.P. (Aaron, celui que je n'ai jamais connu, sinon dans les discours de mes sœurs, Aaron, le Grand père que je porte en moi à l'évidence)
Je perçois que dans la gravité de cet "Au revoir" prochain, ce sont tous les "Au revoirs" qui n'ont pas été dits dans l'histoire familiale, du fait de l'Histoire-telle-qu'elle-a-été!
Et cela rajoute à la gravité,
à la beauté de la gravité.

Cela te fait comme un coucher de soleil, de ces lumières apaisantes, qui font trouver le monde beau, et aimer la vie.
L'Homme est comme il est; Le monde est beau. L'homme dit "Au revoir".
Il part à la rencontre de lui même, ainsi il cesse de se prendre pour l'autre, et il interdit à l'autre la possible confusion.

Ce matin, conscient de l'Au revoir à venir, de sa gravité, de l'acte important que je pose, je sais ma place......

Je sais aussi la nature volatile de ce sentiment.
Je sais le travail d'entretien que cela pose pour les dix semaines à venir.

Et plus, et au delà si affinité,
Ultreïa!

A demain...Peut-être

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