___ Du printemps vers plus tard ___

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samedi, 19 juin 2010

Pèleriner à sa manière. Suite. Mode d'emploi 4 ................Et fin.

Eh oui! Un jour il est important de poser le mot "fin" pour clore quelque chose, pour finir un bout de chemin; Pour terminer une gestalt diraient certains de mes amis (es).
Alors, c'est le temps de se préparer à autre chose, au nouveau, à l'inconnu.
En s'appuyant sur l'expérience.
Hier, nous cheminions ensemble vers l'idée de faire mémoire de ce que l'on n'a pas encore connu, et cette proximité entre deux idées est rude au départ.
Sauf si l'on considère que par nature nous sommes un être et que notre développement psycho affectif nous a éloigné de cette nature d'être.
Alors, il s'agit au fil de notre quotidien de nous laisser visiter, et d'accueillir une manière nouvelle de se sentir au monde, dans le monde.
Ce n'est pas forcément facile et certains (es) savent combien il est aisé de dire "lâche prise", ...et ardu de lâcher!!!!
La question que je pose est: Pouvons nous, puis-je m'autoriser, dans un monde que je pense "de brutes", puis-je m'autoriser à être tendre?
Et qu'est ce que la tendresse?
Comment "ça me fait" quand je pense éprouver de la tendresse?
Quelles sont les évènements, les situations qui éveillent en moi ce sentiment ou cette émotion?
Je crois que faire mémoire de l'être c'est avant tout faire mémoire du "doux en soi".
Sans peurs.
Comme je le disais il y a peu, sur le chemin en Espagne, "le fond de l'être est doux".
C'est accueillir les états de douceur, ET LES PROVOQUER!
Chacun (e) peut et doit faire l'expérience du "doux" et réitérer autant que faire ce peut ces expériences.
Afin de s'habituer, et d'habituer son psychisme à ce mode d'être.
Un chemin à marquer de ses pas Pouvoir être doux, et pouvoir aussi connaître la limite de ce que l'on peut accepter dans cette douceur.
Savoir "arrêter" l'autre quand il, elle dépasse, (souvent sans le savoir), ces limites de l'acceptable.
Il n'est pas nécessaire alors d'être "dur", cette idée souvent va générer en nous une peur des conséquences.
Il s'agit d'être ferme, d'être soi, de pouvoir manifester nettement son propre positionnement; (tiens, le revoilà lui!!)
Alors, la mémoire de qui l'on est se dévoile à nous.
Et c'est source d'énergie.
Ensuite?

Ensuite: ULTREÏA!!
C'est à dire: "PLUS LOIN, PLUS "OUTRE"!
Poursuivre, continuer,
Pour le "fun""? Oui, je nomme cela "LA JOIE D'ÊTRE"
Et cela vaut la peine, j'en témoigne.



Hier, j'ai été visité par une part de moi même que j'avais rencontré le 22 février de cette année. J'avais parlé de cette visite dans le billet de ce jour là.
Eh bien hier, "petite peur" est venu me voir chez moi.
D'abord, je ne l'ai pas reconnu.
Entre l'être que j'avais "débusqué" sous un arbuste et ma visite il y avait une grande différence.
-Est ce toi? Es tu bien "petite peur" que je connaissais?
-Oui, salut Aimé! Dis donc, tu as bien changé!
Est- ce bien toi? -J'en ai autant pour toi, pet... (je me suis rendu compte alors que je ne pouvais décemment plus le nommer "petite peur")
Comment te nommes tu?
Mon nom est Niels, j'ai beaucoup changé c'est vrai depuis cette fin d'hiver où tu m'as croisé et où tu m'as accueilli et réchauffé.
Où tu n'as pas eu peur de la peur!
A voir ainsi Niels, j'avais quant à moi très envie de converser avec lui et d'apprendre.
-Oui, je pense encore avec beaucoup de tendresse à ce jour où nous nous sommes (enfin) parlé.
-Tu m'as reconnu et cette reconnaissance m'a permis de trouver moi aussi une place;
-Où habites tu habituellement?
Niels a souri;
-Je suis toujours en toi, sauf que maintenant, je ne m'appelle plus "peur", je m'appelle "Niels", et aussi "expérience, sécurité, acceptation de ce qui est, tendresse".
-Dirais-tu que la peur est de l'amour?
-Non, je dirais que l'amour passe par moi, et que toi quand tu éprouves de l'amour, tu ne le laisse plus, (par peur) s'arrêter dans ma maison. Il passe et ne s'arrête plus!
-Qu'est ce qui s'est passé? Qu'est ce qui fait que c'est ainsi maintenant?
-Est ce utile de poser cette question?
-Non, tu as raison, je peux vivre cette joie sans connaître la manière exacte dont elle est advenue.
-C'est vrai, par contre, il me semble très utile que tu l'entretiennes, que tu fasses en sorte de faire perdurer cet état.
Sais tu, il y a en toi des mécanismes, qui participent à l'espace de la mémoire que tu dois travailler à maîtriser, doucement, tendrement. Il est absolument nécessaire que tu t'habitues à entretenir cet état, par l'exercice que tu choisiras.
Ce qui était ma peur me donnait d'excellents conseils me semblait-il.
-L'exercice pourrait être quoi?
-C'est à toi de le trouver! Maintenant que tu es habitué et heureux de ma présence nouvelle, et libérée, puis-je te présenter mon amie?
-J'en serais très honoré..
-Lena, tu peux te montrer, il est prêt!!J'ai trouvé mon âme soeur


Je peux vous affirmer à tous que ce fut une après-midi magnifique de joie et de tendresse.
Et, du fond de mon cœur, je vous souhaite la même.....Souvent!


J'ai beaucoup aimé ce partage avec vous tous. Il se termine sous cette forme.
Pour celles et ceux qui aimeraient partager d'une autre manière qu'à travers le blog, voici mon adresse mail:
aime.hoffbeck@gmail.com

Au revoir...Peut-être

vendredi, 18 juin 2010

Pèleriner à sa manière. Suite. Mode d'emploi 3

Tu es en route;
Tu as rêvé le voyage, l'as désiré, décidé de l'accomplir, préparé, tu t'es mis en marche...
L'expérience aidant, tu as allégé progressivement ton "sac à dos", et surtout, tu as pris l'habitude de t'alléger.
Il y a dans notre vie de nombreuses habitudes.
Il m'arrive de penser que le plus fréquent dans notre vie est la présence des habitudes dans notre quotidien.
Et si l'habitude dans bien des domaines nous fait "gagner du temps", elle nous sépare aussi de la nouveauté de l'instant qui nous est offerte en permanence
Pourtant, prendre l'habitude de s'"alléger", concrètement et psychiquement, est permettre au "Réel qui est" de se manifester à nous, et surtout, de s'y ouvrir.
Ce n'est pas forcément agréable, mais au moins c'est dans une cohérence, et nous quittons alors bien des illusions, et les souffrances qui les accompagnent.
Ensuite, prendre plaisir à l'acte d'allègement, pour ce que l'acte est, c'est à dire la résolution par dissolution de ce qui pèse dans notre vie.
S'alléger pour s'alléger.
Parce que c'est un mode de vie en soi.

Et alors?

Alors, il est possible de faire mémoire de "qui l'on est".
Après avoir laissé se dissoudre la pléthore de mémoires quelle qu'en soit la nature, pouvoir se souvenir sans pour autant souffrir,
il y a la place afin qu'advienne la véritable nature de qui l'on est.
aller vers.... L'essentiel de l'identité, débarrassé des couches d'habitudes, d'inaccompli, de regrets, d'envies, et de toutes ces choses qui nous semblent si importantes, si vitales.
Oser faire l'expérience de l'allègement qui nous fait toucher au cœur de ce qu'est la vie, dans sa réalité, (je vis et c'est agréable, tant qu'à faire..),
et de son corollaire: Je vis et ma vie aura une fin.
Comment faire mémoire d'un état que l'on pense ne pas connaître, que l'on pense encore à venir, comment penser sans se croire fou ou stupide qu'il y a en moi la mémoire de ce que je ne connais pas encore?
C'est une belle gymnastique de l'esprit, et c'est l'exercice que je te propose.

Et ce sera le thème de demain, du dernier billet de ce blog, ce sera ce qui clôturera cette pérégrination que je t'ai proposé depuis la mi-février.
Ensuite, chacun (e) découvrira le paysage de l'espace traversé, et trouvera le moyen de partager ses découvertes, de partager les "photos" de son itinéraire, et j'utiliserai là le néologisme rencontré auprès de mon enseignant: "itinérance".
Un itinéraire et une errance unis, une errance qui a un but, une vie en déplacement, une mouvance dans ses idées.

Alors, à demain...Ici et ailleurs.

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